Des vacances plus écologiques
Ce n’est un secret pour personne, le secteur du tourisme est un important émetteur de gaz à effet de serre. A titre d’exemple, le tourisme est responsable de 11% des émissions françaises pour l’année 2018 (ADEME) et, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, cette tendance ne devrait pas s’inverser dans les prochaines années. Le nombre croissant de touristes devrait être le principal facteur explicatif de la hausse des émissions de CO2 de ce secteur.
Il existe cependant de nombreuses possibilités pour partir en vacances tout en limitant son impact climatique et écologique ! Le transport représentant 75% des émissions liées au tourisme (Organisation Mondiale du Tourisme), c’est donc le poste prioritaire sur lequel agir. La première possibilité pour réduire ses besoins de transport est… de partir moins loin. La Belgique regorge de nombreuses activités différentes, de villes à visiter, de possibilités de randonnées pédestres ou cyclistes, etc. Et nos pays voisins complètent cette offre touristique grâce à une impressionnante diversité de paysages (montagnes, mers, campagnes, villes, etc.) ainsi qu’une diversité culturelle.
Le choix du mode de transport va également avoir un impact sur les émissions de gaz à effet de serre liées aux vacances. Sans surprise, l’avion est le moyen de locomotion ayant le plus d’impacts sur le climat. Si vous en avez l’opportunité, privilégiez le train, le bus ou le covoiturage pour vous rendre sur votre lieu de vacances. Le train a parfois la réputation d’être cher mais en réservant à l’avance ou en choisissant des offres low-cost, il est possible de réduire ce coût. De plus, pour un city trip, les trains pourront vous amener directement en ville, contrairement à l’avion. Une autre possibilité pour les plus aventureux est d’opter pour des vacances à vélo, qui permettent de profiter des paysages à un autre rythme mais qui nécessitent une organisation particulière.
Le choix de l’hébergement peut également avoir son importance. Les hébergements labellisés, les gîtes, les petits campings ou l’hébergement chez l’habitant sont les solutions à privilégier. Ces plus petites structures ont un impact moindre sur l’environnement (moins de déchets générés, moins de consommation énergétique, plus faible impact visuel, etc.). Plusieurs labels existent et permettent de mettre en valeur les hébergements qui font des efforts sur la gestion de l’eau, sur la réduction des déchets et leur recyclage, sur les économies d’énergie ou sur la sensibilisation des visiteurs :
La Clef Verte est un label international présent dans 56 pays. On dénombre plus de 200 sites (hébergements, centres de conférence, etc.) en Belgique qui ont ce label. Le site Visit Wallonia reprend la liste des établissements wallons : https://walloniebelgiquetourisme.be/fr-be/3/ou-se-loger/logements-eco-labellises ;
L’Ecolabel européen reconnait un peu plus de 450 logements à travers l’Union européenne dont un seul en Belgique ;
Le label Green Globe Certified a été créé par une association australienne. Il ne doit pas être confondu avec le label Green Globe qui est octroyé aux établissements qui font une déclaration d’intention. On dénombre plus de 800 établissements labellisés à travers le monde mais aucun en Belgique ;
Le label EcoGîte est développé par Gîte de France. Il est aujourd’hui attribué à plus de 400 hébergements en France métropolitaine ;
Il est également intéressant de mentionner que Gîte de France, en partenariat avec le WWF, a créé le label Gîte Panda. Ce label met en avant les établissements qui portent une attention particulière à la préservation des espaces naturels et des espèces.
Bonnes vacances 😉
Sources :
- Ecoconso ;
- ADEME ;
- Organisation Mondiale du Tourisme