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Interpellation du 20/06/2017

PROJET de procès-verbal

Outil Betterstreet – Interpellation citoyenne au Conseil communal – Notification – 2.075.1.077.53/st

 

Le Conseil prend connaissance du courrier du 10 mai 2017 de Monsieur Jacques LUYCKX, domicilié rue de l’Intérieur 39 à 1360 PERWEZ par lequel il fait part de son souhait de pouvoir interpeller le Collège communal en séance publique du Conseil communal sur le fonctionnement de l’outil Betterstreet à PERWEZ.

Cette interpellation est sollicitée en vertu de l’article L1122-14 §2 à §6 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation :

« §2.  Les habitants de la Commune peuvent interpeller directement le Collège en séance publique du Conseil communal (...)

§3.  Le texte intégral de l’interpellation proposée est adressé par écrit au Collège communal. Pour être recevable, l’interpellation remplit les conditions suivantes :

1° être introduite par une seule personne ;

2° être formulée sous forme de question et ne pas conduire à une intervention orale de plus de dix minutes ;

(....)

Le Collège communal décide de la recevabilité de l’interpellation...

§4.  (...) L’interpellant dispose de deux minutes pour répliquer à la réponse avant la clôture définitive du point de l’ordre du jour... »

Au vu de ce qui précède, le Collège communal, en sa séance du 24 mai 2017, a déclaré cette interpellation recevable :

« Mon interpellation ne s’effectue pas à titre individuel mais s’inscrit dans une démarche globale concernant tous les Perwéziens. Elle est liée à l’exercice de la citoyenneté engagée, et plus spécifiquement à l’usage de l’outil qui y est associé : Betterstreet.

Je souligne avec force que le but de mon interpellation n’a pas pour but de critiquer des personnes, qu’il s’agisse d’élus ou d’employés communaux, mais bien de contribuer à améliorer le fonctionnement des services communaux quant à leur relation avec le citoyen. Dans cet esprit, je souhaite susciter une réflexion constructive sur les problèmes chroniques affectant les flux de communication générés par Betterstreet pour tracer des pistes d’amélioration concrètes, afin d’en faire profiter toutes les parties concernées.

Mon interpellation s’effectue ce jour en vue de réagir aux nombreuses déconvenues rencontrées dans l’usage de Betterstreet à Perwez, dont je suis un utilisateur assidu.

Pour rappel, Betterstreet est un outil novateur et convivial apportant une solution collaborative de l’espace public, conçu pour améliorer l’efficacité, la rapidité et la modernité des contacts entre les citoyens et l’administration publique. Soutenu par la Province du Brabant wallon, Betterstreet est déployé à Perwez depuis début 2015 et promu sur le site Internet de la commune (Annexe A).

Comme on peut le lire dans l’annonce – et comme c’est d’ailleurs le cas dans des communes où l’usage de Betterstreet est parfaitement rôdé, comme à La Hulpe (précurseur de longue date en BW) ou à Jodoigne, Betterstreet est censé favoriser l’efficacité, la transparence et la communication [des pouvoirs locaux] avec les citoyens.

A Perwez, hélas, comme l’atteste mon expérience, ce n’est pas le cas. En effet, de fréquents dysfonctionnements sont constatés dans toutes les phases du processus :

  • L’enregistrement par la commune des observations formulées par le citoyen, simple opération raisonnablement attendue le jour ouvrable suivant l’encodage par le citoyen, met parfois plusieurs jours, voire un mois (après rappel) à être effectuée.
  • Les délais des travaux à effectuer sont extrêmement variables. Selon la nature des travaux, ils varient entre plusieurs jours et quelques semaines – mais parfois plusieurs mois voire quelques années, nécessitant de la part du citoyen de fréquents rappels pour « relancer » les services idoines, et donnant parfois l’impression que des travaux simples ont été « oubliés ».
  • La transparence annoncée par l’usage de Betterstreet - et fort légitimement attendue par le citoyen - n’est pas en vigueur à Perwez. Les raisons des retards n’est jamais expliquée. Les refus essuyés à des propositions pourtant légitimes demeurent soit inexpliqués soit font l’objet d’explications confuses ou peu motivées.
  • La pro-activité annoncée ne se traduit pas en actes concrets. Pourtant, dès l’encodage par le citoyen, le système Betterstreet promet : « Nous vous tiendrons informé de manière proactive par email de l’évolution de votre dossier. ». Pas à Perwez ! Lorsque des dossiers restent bloqués des mois, c’est au citoyen de faire preuve de pro-activité et de revenir lui-même à l’Administration pour s’enquérir de l’avancement du dossier et le relancer - avec pour effet néfaste de multiplier le flux d’emails – non sans susciter en passant l’exaspération des échevins mis en copie. Or selon la philosophie de Betterstreet, les mails et les rappels devraient être totalement inutiles, pour autant que l’Administration utilise l’outil avec le discernement, le dynamisme et la proactivité attendus.
  • Dans la même logique, le citoyen perwézien est très souvent « oublié » lorsque le problème est effectivement résolu – alors que Betterstreet est censé l’avertir « de manière pro-active » de la résolution des problèmes qu’il a signalés. A plusieurs reprises en effet, c’est le citoyen perwézien qui a averti son Administration, photo à l’appui, que tel problème était résolu. C’est le monde à l’envers !
  • Une partie des problèmes qui affectent les voiries régionales relèvent de la responsabilité d’un autre niveau de pouvoir – et sont typiquement gérés par le SPW. Dans ce cas, le rôle de l’agent en charge de Betterstreet se limite manifestement à « transmettre », sans suivi proactif de sa part et sans feedback au citoyen, qui constatera au hasard de ses déplacements si le problème aura été résolu (ou non …).

En dépit de la bonne volonté des agents communaux, les dysfonctionnements en cascade ressentis par le citoyen au travers de l’usage de Betterstreet résultent manifestement de problèmes internes à la commune, confrontée à la haute charge de travail, aux priorités de certains agents fortement sollicités et au manque de coordination entre les services tant internes à la commune (principalement : mobilité – travaux – propreté) qu’avec des tiers (principalement : SPW). Or, ces services sont censés unir leurs forces pour optimaliser leur fonctionnement et offrir au citoyen un « service client » de qualité.

Certes, le citoyen engagé comprend les difficultés auxquelles est confronté le personnel communal soumis à de multiples sollicitations, mais il ne peut admettre en revanche que ses efforts désintéressés visant à améliorer, en toute bonne foi, la gestion publique, sont entravés par la totale opacité de la communication relative aux dysfonctionnements précités : courriels et rappels demeurés sans réponse ni même simple accusé de réception, réponses incomplètes, et même commentaires dénigrants de certains élus.

Exploiter Betterstreet avec efficacité et transparence – ce qui est très précisément le but avoué de l’outil et l’attente légitime du citoyen - est pourtant possible, comme le prouve le retour d’expérience d’autres communes.

Je souhaiterais dès lors que le Collège de Perwez réponde aux questions suivantes :

  1. Pourquoi l’enregistrement par l’Administration des observations citoyennes formulées dans Betterstreet est-il soumis à des délais aussi variables ? En cas d’indisponibilité du seul et unique agent en charge de la gestion de l’outil, pourquoi ne pas prévoir l’appui d’un collègue, d’un remplaçant ?
  2. Pourquoi les délais de certains travaux simples, nécessitant peu ou pas de matériel ou fort peu de main d’oeuvre, sont-ils à ce point variables, et nécessitent parfois des rappels de la part du citoyen pour « relancer » les services idoines ?
  3. Pourquoi le citoyen est-il si souvent amené à renseigner lui-même à l’agent en charge de Betterstreet la résolution des problèmes qu’il avait relevés ? Ne serait-il pas indiqué que les services impliqués dans les travaux correctifs (tant internes à la commune que SPW) avertissent systématiquement l’agent communal en charge de Betterstreet de la clôture de leur fiche de travail pour que ce dernier puisse, à son tour, en informer le citoyen par Betterstreet de manière réellement proactive ?
  4. Pourquoi, en cas de responsabilité impliquant un autre niveau de pouvoir (le SPW en l’occurrence), le citoyen est-il invité par la commune à téléphoner lui-même [!] aux tiers pour s’enquérir de l’avancement du dossier ? N’est-ce point au niveau communal à jouer le rôle de « guichet unique », et à ce titre à informer le citoyen de l’avancement des dossiers coordonnés avec des tiers, plutôt que de lui infliger un parcours du combattant – voire un cauchemar kafkaïen (cas vécu) ?
  5. Pourquoi les refus de certaines propositions (refus qui pourraient pourtant s’expliquer en toute transparence pour des raisons dûment justifiées) ne sont-ils pas expliqués, motivés ou au minimum succinctement commentés en Betterstreet – autrement que par un commentaire lapidaire du type : « décision du Collège » ?

En m’adressant au Collège par une interpellation publique au Conseil Communal au sujet de Betterstreet, c’est bien plus que l’exploitation d’un outil qui est en jeu. Car au-delà des dysfonctionnements affectant la version perwézienne du programme, c’est bien plus fondamentalement le processus complet de communication entre l’Administration et le citoyen engagé qui mérite d’être d’abord clarifié pour être ensuite amélioré. »

Après avoir rappelé les prescrits du Code de la Démocratie et de la Décentralisation relatifs au droit d’interpellation du citoyen, Monsieur Carl CAMBRON, Bourgmestre ff – Président du Conseil communal, invite Monsieur Jacques LUYCKX, domicilié rue de l’Intérieur 39 à 1360 PERWEZ, à prendre la parole :

« Mesdames, Messieurs, j’ai le plaisir de vous offrir ce soir une bouffée d’oxygène démocratique en évoquant la participation citoyenne, telle qu’elle est très concrètement appliquée chez nous à Perwez.

Nous évoquerons ce soir la citoyenneté engagée, et l’outil qui y est associé : Betterstreet. Je souligne que le but de mon exposé est de contribuer à améliorer le fonctionnement des services communaux quant à la relation avec le citoyen.

Dressons le décor. Betterstreet est un outil novateur et convivial apportant une solution collaborative de l’espace public, conçu pour améliorer l’efficacité, la rapidité et la modernité des contacts entre les citoyens et l’administration publique.

Dans cet esprit, le citoyen, le citoyen ordinaire devient un partenaire actif de la commune, ce qui à Perwez est d’autant plus utile, indispensable même, au vu de la charge de travail des ouvriers communaux, et qui éprouvent d’immenses difficultés à assurer, seuls, l’entretien de la voirie. Quant à la police, elle a très clairement d’autres priorités.

L’usage de Betterstreet est encouragé par la Province du Brabant wallon. A l’image, le fondateur de Betterstreet, Jean-Marc Poncelet, que j’ai invité ce soir, mais qui a préféré décliner mon invitation, faisant valoir son légitime devoir de réserve, ce que je comprends et que je respecte.

Betterstreet constitue une formidable avancée, grâce à la technologie, l’implication des citoyens engagés est encouragée, grâce à sa facilité d’emploi déconcertante. Les services communaux y gagent, eux aussi, grâce aux observations citoyennes qui leur sont fournies sur un plateau d’argent, associant photos, descriptifs, géolocalisation, mais assurant aussi un flux de communication transparent vers le citoyen.

On peut très sincèrement se réjouir de ce qui a déjà été réalisé à Perwez grâce à Betterstreet. Sur cet écran sont reprises mes propres observation, qui depuis deux ans ont conduit à des améliorations effectives, et réalisées par la commune.

En voici quelques exemples. Mes deux domaines de prédilection sont la propreté et la signalisation routière.

  1. Concernant la propreté, je mène depuis 2011 des actions citoyennes sous la dénomination « Mains blanches », depuis trois ans intégrées à BEWAPP dont je suis un ambassadeur très enthousiaste.
  2. Concernant la signalisation routière, c’est l’un des piliers de la sécurité routière. Ici, quelques exemples d’interventions réalisées à ma demande : des dépôts sauvages repérés lors du dernier BEWAPP, des panneaux manquants ou tombés de leur support (un grand classique), des panneaux placés à l’envers,…

 

Autres exemples : les noms de rues erronés (« rue » au lieu de « avenue »), des miroirs manquants, des balises touristiques arrachées (tant pour la « transperwézienne » que pour les 7 balades pédestres, deux projets dont je suis le concepteur). On déplore aussi plusieurs exemples de signalisation non conforme, c’est le cas particulièrement pour celle des SUL’s (Sens Uniques Limités).

On peut se féliciter par autant d’améliorations concrètes initiées par voie citoyenne et relayées par la commune via Betterstreet. Mais le tableau perwézeien n’est pas rose, loin de là !

Retour sur le site Internet de Perwez. Notre commune est rès claire dans sa com’ : Betterstreet est censé favoriser l’efficacité, la transparence et la communication (des pouvoirs locaux) avec les citoyens.

A Perwez, hélas, de fréquents dysfonctionnements sont constatés dans toutes les phases du processus :

  • L’enregistrement par la commune
  • Les délais des travaux à effectuer
  • La transparence
  • La pro-activité
  • La notification e la résolution du problème
  • La coordination avec les autres acteurs (SPW)
  1. L’enregistrement par la commune des observations formulées par le citoyen, simple opération raisonnablement attendue le jour ouvrable suivant l’encodage par le citoyen, met parfois plusieurs jours, voire un mois (après rappel) à être effectuée. Exemple concret : le 1er juin 2017, j’avais dressé la liste de 34 observations encodées depuis 1 mois à 2 ans, sans avoir été enregistrées. Mon rappela fait bouger les choses.
  2. Les délais des travaux à effectuer sont extrêmement variables. Selon la nature des travaux, ils varient entre plusieurs jours et quelques semaines – mais parfois plusieurs mois voire quelques années, nécessitant de la part du citoyen de fréquents rappels pour « relancer » les services idoines, et donnant parfois l’impression que des travaux simples ont été « oubliés ». Un exemple qui nous est très proche, le SUL de l’Hôtel de Ville, décidé par le Conseil communal le 16 février 2016, n’est toujours qu’un demi-SUL 16 mois plus tard. Il manque toujours la signalétique M2 du côté de la rue Lepage.
  3. La transparence annoncée par l’usage de Betterstreet - et fort légitimement attendue par le citoyen - n’est pas en vigueur à Perwez. La transparence, j’y suis très attaché, et pas uniquement pour la comptabilité des clubs locaux de sport. Les raisons des retards n’est jamais expliquée. Les refus essuyés à des propositions pourtant légitimes demeurent soit inexpliqués soit font l’objet d’explications confuses ou peu motivées. Exemple pour l’avenue général Jadot, une impasse non signalée par la signalisation « voie sans issue – impasse débouchante ». Une proposition « rejetée par suite du décision du Collège ». On n’en saura pas plus…
  4. La pro-activité annoncée ne se traduit pas en actes concrets. Pourtant, dès l’encodage par le citoyen, le système Betterstreet promet : « Nous vous tiendrons informé de manière proactive par email de l’évolution de votre dossier. ». Pas à Perwez ! Lorsque des dossiers restent bloqués des mois, c’est au citoyen de faire preuve de pro-activité et de revenir lui-même à l’Administration pour s’enquérir de l’avancement du dossier et le relancer - avec pour effet néfaste de multiplier le flux d’emails. Or selon la philosophie de Betterstreet, les mails et les rappels devraient être totalement inutiles, pour autant que l’Administration utilise l’outil avec le discernement, le dynamisme et la proactivité attendus. Exemple : il y a deux ans, j’avais proposé de précéder au remplacement des panneaux de noms de sentiers, dont j’avais fait le minutieux inventaire. Jamais je n’ai eu de nouvelles, mes questions ont à chaque fois suscité de vagues réponses. Sur le terrain, rien n’a bougé.
  5. Dans la même logique, le citoyen perwézien est très souvent « oublié » lorsque le problème est effectivement résolu – alors que Betterstreet est censé l’avertir « de manière pro-active » de la résolution des problèmes qu’il a signalés. A plusieurs reprises en effet, c’est le citoyen perwézien qui a averti son Administration, photo à l’appui, que tel problème était résolu. C’est le monde à l’envers ! Cas concret : la semaine dernière, à l’issue d’un tour à vélo, j’ai signalé14 problèmes résolus, 9 d’entre eux figurent à l’écran.
  6. Une partie des problèmes qui affectent les voiries régionales relèvent de la responsabilité d’un autre niveau de pouvoir – et sont typiquement gérés par le SPW. Dans ce cas, le rôle de l’agent en charge de Betterstreet se limite manifestement à « transmettre », sans suivi proactif de sa part et sans feedback au citoyen, qui constatera au hasard de ses déplacements si le problème aura été résolu (ou non …). Les acteurs internes de la Commune de Perwez peinent aussi à fournir un feedback pour Betterstreet, c’est le cas des services travaux et ceux de la propreté. Notez que j’ai d’excellents contacts avec le service d’Eric Delcorps à la propreté, avec qui le partenariat est très efficace, mais ce qui pose problème, c’est la clôture en Betterstreet des dépôts sauvages.

 

Exploiter Betterstreet avec efficacité et transparence – ce qui est très précisément le but avoué de l’outil et l’attente légitime du citoyen - est pourtant possible, comme le prouve le retour d’expérience d’autres communes.

Je souhaiterais dès lors que le Collège de Perwez réponde aux questions suivantes :

  1. Pourquoi l’enregistrement par l’Administration des observations citoyennes formulées dans Betterstreet est-il soumis à des délais aussi variables ? En cas d’indisponibilité du seul et unique agent en charge de la gestion de l’outil, pourquoi ne pas prévoir l’appui d’un collègue, d’un remplaçant ?
  2. Pourquoi les délais de certains travaux simples, nécessitant peu ou pas de matériel ou fort peu de main d’oeuvre, sont-ils à ce point variables, et nécessitent parfois des rappels de la part du citoyen pour « relancer » les services idoines ?
  3. Pourquoi le citoyen est-il si souvent amené à renseigner lui-même à l’agent en charge de Betterstreet la résolution des problèmes qu’il avait relevés ? Ne serait-il pas indiqué que les services impliqués dans les travaux correctifs (tant internes à la commune que SPW) avertissent systématiquement l’agent communal en charge de Betterstreet de la clôture de leur fiche de travail pour que ce dernier puisse, à son tour, en informer le citoyen par Betterstreet de manière réellement proactive ?
  4. Pourquoi, en cas de responsabilité impliquant un autre niveau de pouvoir (le SPW en l’occurrence), le citoyen est-il invité par la commune à téléphoner lui-même [!] aux tiers pour s’enquérir de l’avancement du dossier ? N’est-ce point au niveau communal à jouer le rôle de « guichet unique », et à ce titre à informer le citoyen de l’avancement des dossiers coordonnés avec des tiers, plutôt que de lui infliger un parcours du combattant – voire un cauchemar kafkaïen (cas vécu) ?
  5. Pourquoi les refus de certaines propositions (refus qui pourraient pourtant s’expliquer en toute transparence pour des raisons dûment justifiées) ne sont-ils pas expliqués, motivés ou au minimum succinctement commentés en Betterstreet – autrement que par un commentaire lapidaire du type : « décision du Collège » ?

 

En m’adressant au Collège par une interpellation publique au Conseil Communal au sujet de Betterstreet, c’est bien plus que l’exploitation d’un outil qui est en jeu. Car au-delà des dysfonctionnements affectant la version perwézienne du programme, c’est bien plus fondamentalement le processus complet de communication entre l’Administration et le citoyen engagé qui mérite d’être d’abord clarifié pour être ensuite amélioré. »

A l’issue de l’intervention de Monsieur Jacques LUYCKX et conformément à l’article L1122-14 § 4 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, Monsieur Jean-Marc ALDRIC, Echevin de la Mobilité, répond au nom du Collège :

« Cher Monsieur Luyckx, votre interpellation relative au fonctionnement de Betterstreet a retenu toute l’attention du Collège communal tant la gestion de la Mobilité est au cœur de son attention, la révision actuelle du Plan communal de Mobilité en étant son point  d’orgue.

Comme vous le mentionnez dans votre interpellation, le sujet de la mobilité est à l’évidence de portée générale, raison pour laquelle le Collège a  jugé recevable votre interpellation. Vous constaterez toutefois qu’à la lumière  des éléments de réponse que je vous apporte aujourd’hui, que de réelles nuances sont  à mentionner quant à la portée d’intérêt général de votre interpellation.

Avant toute chose, je voudrais, au nom du Collège, profiter moi aussi de cette réponse pour dire, sans détour et sans nuance,  à quel point le Collège croit à l’opportunité d’un outil tel que Betterstreet !

Actuellement, durant une période test, la Province met cet outil à disposition des communes tandis qu’une évaluation est opérée chaque année. Le Collège joue pleinement le jeu en mentionnant systématiquement lors des enquêtes réalisées,  les atouts et faiblesses de l’outil ainsi que les améliorations susceptibles d’accroitre encore son utilité  et son efficacité.

Préalablement à votre interpellation proprement dite et à aux questions posées au Collège, vous dressez un portrait peu reluisant de notre commune et singulièrement notre administration communale.

  1. Ainsi, vous évoquez les délais qui seraient trop longs, trop variables dans l’enregistrement et le traitement des observations.
  2. Aussi, vous citezle « cauchemar » qui serait rencontré par le citoyen actif dans le transfert d’informations vers les instances supracommunales.
  3. Par la suite, vousmentionnezsans retenue le manque de transparence, de dynamisme et de proactivité dont ferait systématiquement preuve l’Administration dans le suivi des observations et des dossiers qui en découlent.
  4. Enfin, vous stigmatisez les dysfonctionnements, l’entrave et l’opacité totaledont ferait preuve cette même administration dans sa communication avec le « citoyen actif ».

 

Vous conviendrez dès lors, Monsieur Luyckx, qu’au  nom du Collège, je ne peux absolument pas laisser sans réponse ce constat qui est le  vôtre et qui ne correspond en rien au mode de fonctionnement de notre administration.

Sur la forme tout d’abord !

Relevons qu’il est désarçonnant de recevoir une interpellation, en date du 10 mai 2017, visant spécifiquement le fonctionnement de Betterstreet alors même que le Collège a souhaité mettre spécifiquement cet outil en lumière dans le cadre de la révision du Plan de Mobilité. En effet, tout citoyen et singulièrement le citoyen actif a pu prendre connaissance, dans le bulletin communal de février, de l’encouragement à utiliser Betterstreet dans le cadre  de la révision du Plan de Mobilité. Ce même bulletin mentionnait toutefois, de manière totalement transparente, que durant la phase d’élaboration du PCM, il n’y aura pas de suivi spécifique à chaque remarque formulée, privilégiant ainsi l’implémentation du Plan de Mobilité et le travail de fond. Curieusement, c’est précisément durant cette période que, par cette interpellation, un portrait logiquement totalement biaisé du « fonctionnement » de Betterstreet est ainsi dressé. Il s’agit du premier élément de nuance à  signaler.

Sur le fond à présent !

Bien au-delà du portrait dressé, citons les chiffres.

Betterstreet, à Perwez,  c’est en moyenne 30 observations par mois avec des pics à 70 ces derniers temps avec la révision du Plan communal de Mobilité. Malgré le biais instauré par la  révision du PCM, les chiffres actuels montrent que 51 % des observations sont actuellement résolues, 31 % sont en traitement ou planifiées, 14 % ont été transférées vers la Région wallonne  et 4% seulement ont été rejetées. Des chiffres transparents et objectifs bien éloignés du constat subjectif qu’établit l’interpellation. A ces chiffres, il faut rajouter un flux d’environ 120 fiches par mois établies par les services techniques sur base d’observations internes à l’administration ou sur base de demandes citoyennes faites par un autre canal que Betterstreet. C’est donc un flux d’environ 150 tâches par mois qui sont introduites dans le logiciel 3P qui sert de base à nos services techniques pour suivre et planifier l’ensemble des observations effectuées, indépendante du travail quotidien classique à réaliser par les équipes techniques. Il s’agit du  second élément de nuance à  signaler.

A ces chiffres, une observation plus fine permet de constater que 76 % des observations  « Betterstreet » sont formulées par un seul  citoyen que nous nous permettrons de qualifier de « très actif » et que 5 autres % sont formulées par 4 autres citoyen actifs. On calcule ainsi aisément que les 19 % résiduels sont formulés par les 8.500 autres citoyens. Il s’agit du  troisième élément de nuance à  signaler, je ne ferais bien entendu pas l’affront de développer d’avantage mon propos.

Enfin, un quatrième élément de nuance est à relever ! L’interpellation de ce jour est le seul élément pouvant être  considéré comme une plainte, à la connaissance du Collège, il n’y a aucune autre plainte au sujet de l’utilisation de Betterstreet par l’administration.

Sur le fond toujours !

Vous relevez les délais très variables. Le Collège ne conteste nullement le caractère variable dans le traitement des demandes. En effet, c’est en regard du caractère variable des demandes que les délais de traitement le sont tout autant.  S’il est parfois possible de réparer un panneau dans des délais très courts, ce n’est pas toujours possible. Comme vous le savez, certaines observations doivent faire l’objet d’une décision du Collège, voire du Conseil communal.  Ces décisions requièrent parfois des avis préalables, notamment lorsque des  règlements doivent  être pris. A ces délais décisionnels strictement administratifs, il faut parfois rajouter l’acquisition de matériel dans le respect des procédures de marché publics. Enfin, une latitude est naturellement laissée à l’administration pour planifier et organiser le travail au quotidien, expliquant parfois, ça et là des délais un peu plus longs. Nous pouvons toutefois comprendre que vous souhaiteriez  que ça aille plus vite. Je vous rassure, tout le monde le souhaite, le Collège et l’administration en premier lieu.

Vous relevez aussi  le manque de concordance temporelle entre le traitement des observations sur le terrain et le statut de Betterstreet. Je vous le concède ! Les services techniques privilégient toujours l’action concrète de  terrain préalablement au « changement de statut dans Betterstreet ». La plupart des citoyens se satisfont de cette résolution de terrain même si l’outil permet un « feed back ». En fait, si l’alimentation de l’outil est quotidienne  au rythme des observations citoyennes, le changement des statuts de « en cours » vers « résolu » se fait d’avantage par nos services par paquets. Relevons toutefois qu’en aucun cas les observations ne sont définies comme résolues si elles ne l’ont pas été sur le terrain.

Vous mentionnez par la suite, en substance, l’absence de guichet unique lorsque des observations doivent être transférées à la Région wallonne notamment. Reconnaissons-le sans détours, si les délais sont variable au sein de notre commune, ils le sont encore plus lorsque d’autres instances doivent intervenir. Les citoyens peuvent toujours formuler leur demande au sein de la commune, le guichet unique existe bel et bien. Reconnaissons toutefois qu’il est toutefois loisible à quiconque de s’enquérir directement de l’état d’avancement  auprès de la Région ou de la Province si les informations fournies par la commune lui apparaissent insuffisantes. En d’autres termes aucune généralité ne doit  être admise, non le citoyen n’est pas systématiquement invité à téléphoner lui-même comme le laisse sous-entendre  votre interpellation.

Enfin, votre interpellation pose la question de la motivation des refus ! Je vous rappelle au passage que les refus en question ne représentent que 4%. Par ailleurs, contrairement à ce que vous relevez, chacune des décisions du Collège, chacune des décisions du Conseil communal sont formellement motivées comme l’impose la loi de 1991. Il est toutefois possible que les éléments de  commentaire repris dans l’outil n’exposent pas de manière exhaustive lesdites motivations, l’outil devant être un outil de gestion souple offrant essentiellement l’opportunité aux citoyens de formuler des observations et suggestions.

En conclusion, le Collège réitère son souhait de continuer à travailler avec Betterstreet. Il constitue en effet un outil efficace pour les relations normales entre le citoyen et l’administration.

Betterstreet vient en complément aux autres canaux de communication. Oui, à Perwez il est toujours possible de contacter l’administration par téléphone, par courrier  par courrier électronique tandis que les portes restent toujours ouvertes pour un contact direct.

Le Collège et l’administration tentent de répondre aux nombreuses sollicitations citoyennes et ce de manière équitable entre TOUS, qu’ils soient qualifiés d’actifs ou plus modestement de citoyen.

Rappelons enfin que la plupart des observations sont canalisées par un seul agent,  tandis que les résolutions concrètes s’opèrent sur le terrain par les services techniques. Même si à l’évidence il y a encore de la marge pour exploiter toutes les fonctionnalités de l’outil ; même s’il faut encore et encore améliorer le service aux citoyens, communiquer d’avantage ; améliorer encore l’efficience des actions prises ; non le constat fait par l’interpellation de ce soir n’est pas représentatif d’une réalité.

Je veux finir cette réponse en réitérant notre soutien plein et entier à nos services. Non l’administration  n’est pas opaque, non l’administration ne manque pas de transparence, non l’administration ne manque pas de proactivité.

Pour finir par  une note résolument positive, le Collège prend au final cette interpellation comme une marque d’encouragement à poursuivre dans sa démarche d’amélioration continue au moyen notamment d’outils de gestion novateurs.

Comme vous le souhaitez Monsieur LUYCKX, des points relatifs à la Mobilité continueront d’être soumis à l’approbation du Conseil communal  tant par le Collège ou la Majorité que par la Minorité comme c’est le cas à pratiquement chaque Conseil. En effet, il y a autour de cette table 19 citoyens particulièrement actifs qui se sont soumis au suffrage des citoyens pour défendre l’intérêt général et assurer un contrôle parfois vigoureux mais sain.

On remet cela tous les six ans et chaque citoyen est le bienvenu. »

A l’issue de la réponse de Monsieur Jean-Marc ALDRIC, Echevin, au nom du Collège, Monsieur André ANTOINE, Bourgmestre empêché, prend la parole.

La minorité par la voix de Messieurs Jordan GODFRIAUX et Christian DURIE, Conseillers communaux, signalent que Monsieur ANTOINE n’est pas membre du Collège et qu’il n’a donc pas à intervenir puisqu’il n’y a pas de débat lors d’une interpellation.

Monsieur André ANTOINE, Bourgmestre empêché, argue d'une circulaire de l’ancien Ministre régional wallon, Monsieur Paul FURLAN, qui lui permet de prendre la parole en qualité d’expert.

En réaction à cette intervention, la minorité quitte la salle des séances durant la prise de parole de Monsieur André ANTOINE.

Conformément à l’article L1122-14 § 4 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation :

« … L’interpellant dispose de deux minutes pour répliquer à la réponse, avant la clôture définitive du point de l’ordre du jour… » :

Monsieur Jacques LUYCKX réplique à la réponse du Collège communal :

« Messieurs Aldric et Antoine, j’ai écouté avec attention votre réponse. Je m’abstiendrai de tout commentaire sur certaines exagérations ou détournements de mes propos. Je vous rappelle, à propos des ouvriers communaux, que j’ai relevé les actions positives de leur part et que j’ai tenu un hommage particulier à Eric Delcorps, chef du service de propreté.

A nouveau, je tiens à insister lourdement sur le caractère résolument constructif de ma démarche et ma volonté d’améliorer les choses. Tout comme vous, je considère mon interpellation comme une opportunité pour la commune de poursuivre dans sa démarche d’amélioration continue. C’était d’ailleurs très exactement l’objectif de mon interpellation.

Je comprends les difficultés auxquelles est confronté le personnel communal, mais je peux difficilement admettre que les efforts désintéressés des citoyens visant à améliorer, en toute bonne foi, la gestion publique, se heurtent à tant de réticences du côté communal.

Grâce à l’usage de l’outil Betterstreet et des méthodes de travail qui y sont associées, je suis conscient que petit à petit les choses s’amélioreront. Je suis optimiste de nature et après tout, « Rome ne s’est pas fait en un jour ».

J’encourage à cette fin le Collège de Perwez, et avec lui tous les conseillers communaux et autres partenaires, d’être catalyseurs de talents pour regrouper tous ceux et celles prêts à améliorer l’espace public. De mon côté, je continuerai à alimenter Betterstreet. Tous ensemble, réunissons nos forces, nous avons tous à y gagner ! »

Monsieur Carl CAMBRON, Bourgmestre f.f.,- Président, remercie Monsieur Jacques LUYCKX et l’invite à quitter la table du Conseil communal.

En vertu de l’article L1122-14 § 4, l’interpellation sera transcrite dans le procès-verbal de la séance du Conseil communal et sera publiée sur le site internet de la Commune.

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